Atelier Corps Diplomatique Alpha

Atelier Corps Diplomatique Alpha
INFOS ATELIER

Le projet des personnages de Corps Diplomatique a beau être tordu, il n’en a pas moins quelques attraits d’un strict point de vue artistique.

La pièce met en scène l’échec d’un groupe, pour des raisons dramaturgiques. Mais il y est fait allusion à un second groupe , le corps diplomatique «alpha», qui obtient apparemment d’excellents résultats. L’atelier que nous proposons met les participants dans la situation des membres de ce groupe alpha, qu’on suppose mieux organisés et moins dépressifs.

Il vise à les amener à créer de petites formes en quelques jours, qui mettent en jeu des questions de langage visuel, de traduction inter-media, et d’écriture de plateau en groupe.

INTRODUCTION & DANSE

L’atelier commence et se clôt par un travail sur le mouvement, pour ouvrir le champ perceptif tout en donnant des clefs d’interprétation, et pour poser les bases d’une présence au plateau.

Mylène Benoit, chorégraphe (Cie Contour Progressif), y utilise les outils développés dans le cadre de son propre travail.
Elle reviendra les deux derniers jours pour revenir sur ces aspects, et apporter un soutien aux participants sur les questions de dramaturgie.

ORDRE DE MISSION

Les participants doivent concevoir une ou plusieurs formes spectaculaires dont l’objectif est :

  • d’établir un protocole de communication (donc un système performatif très adressé)
  • de l’utiliser pour présenter les spécificités de notre civilisation
  • de constituer des expériences esthétiques singulières, le tout simultanément pour :
    • un public composé d’entités ayant une culture distincte, des attentes imprévisibles et des organes sensoriels différents. Elles sont dotées d’un statut de diplomates, non belliqueuses, plutôt intelligentes.
    • et le public du lieu, c’est-à-dire nous, dans la salle.

Les participants doivent donc :

1 – choisir des informations pertinentes

  • réflexion de groupe sur les stratégies de composition d’un corpus multimedia
  • constitution et affinage de ce corpus par groupe au fur et à mesure de l’atelier
  • apprentissage d’une pensée de plateau : apprendre à choisir des media en fonction de ce qu’on en fait au plateau, dans un mouvement d’aller-retour entre la scène et la table.

2 – encoder ces informations dans un contenant performatif

  • mettre en relation infos & contenant en sortant de leur pratique
  • explorer des champs d’expression nouveaux, qui sont appelés à se mélanger : performance / chanson de geste / récit multimédia / danse / forme chantée / poésie sonore / concert / powerpoint etc
DESIGN D’INTERACTION

Le gros travail de design d’interaction que nous avons engagé dans la création de la pièce (ainsi que celui qui a traversé nos projets depuis 2004 : Germinal / &&&&& & &&&…), nous donne de bons points d’appui pour confronter les participants à des études de cas classiques dans l’écriture théatrale contemporaine.

Antoine Villeret, développeur ayant une grosse expérience de plateau, intervient avec nous à deux endroits distincts :
– proposer des méthodologies aux participants pour s’intégrer au mieux dans une équipe de création.
– un suivi des projets de chaque groupe, dans sa dimension technique

METHODE

L’atelier vise donc à

  • constituer des équipes de création de petite taille (groupes de 3 à 6 maximum) comprenant idéalement systématiquement un étudiant de chaque cursus – leur présenter des études de cas liées à la place du design d’interaction dans les écritures contemporaines de plateau
  • leur transmettre des techniques de mise en scène, des méthodes de collaboration en équipe mixte
  • leur apprendre à développer des solutions de régie numérique adaptées au projet de leur groupe
  • les aider à développer une petite forme présentée in fine, mais en autonomie

Nous développons dans notre travail une écriture singulière qui repose sur une collaboration étroite entre tous les corps de métier, et pensons que s’y confronter donne de bons outils pour construire des formes. Les participants seront à l’origine des contenus. Notre place sera celle du facilitateur, du conseiller, et surtout du facteur de réalité.